Réponse à incident rançongiciel : agir vite, agir juste
Une attaque par rançongiciel (ransomware) est l'une des urgences les plus graves qu'une organisation puisse vivre. Du jour au lendemain, des serveurs entiers, des bases de données, des partages de fichiers et des NAS deviennent illisibles, accompagnés d'une note de rançon qui exige un paiement en cryptomonnaie. La production s'arrête, les clients ne sont plus servis, et le compte à rebours commence. Dans ces moments, ce qui fait la différence entre une reprise rapide et une catastrophe prolongée, c'est la qualité et la rapidité de la réponse à incident.
Chez SEQUR.CA, entreprise de cybersécurité au Québec, nous accompagnons les organisations victimes de rançongiciel à travers toutes les étapes de la crise : contenir l'attaque pour l'empêcher de se propager, comprendre comment les attaquants sont entrés, évaluer si des données ont été volées, récupérer les systèmes à partir de sauvegardes saines, et gérer les obligations légales découlant de l'incident. Notre approche repose sur un principe simple : la transparence. Nous ne vous vendons jamais une promesse de décryptage magique, car dans la plupart des cas elle n'existe pas.
Cette page explique ce qu'il faut faire — et ne pas faire — face à un rançongiciel, comment se déroule une vraie réponse à incident, la vérité sur le décryptage des fichiers, et vos obligations en vertu de la Loi 25 au Québec. Si vous êtes en pleine attaque, ne lisez pas jusqu'au bout : faites immédiatement une demande de consultation privée.
Les 60 premières minutes : quoi faire immédiatement
Les premières actions après la découverte d'un rançongiciel déterminent en grande partie l'ampleur des dégâts. L'objectif immédiat est de contenir l'attaque pour l'empêcher de se propager à d'autres machines, tout en préservant les preuves nécessaires à l'analyse. Voici la séquence à suivre dès maintenant.
- Débrancher le câble réseau des machines touchées
- NE PAS éteindre (préserve la mémoire et les preuves)
- Couper le Wi-Fi et les accès VPN / RDP externes
- Déconnecter les sauvegardes encore saines
- Conserver la note de rançon
- Garder un échantillon de fichier chiffré
- Noter l'heure et les premiers symptômes
- Photographier les écrans concernés
- Contacter une équipe de réponse à incident
- Prévenir votre assureur cyber
- Ne pas contacter les attaquants seul
- Préparer la liste des systèmes touchés
La vérité sur le décryptage des fichiers
C'est la question la plus posée — et celle où l'on vous ment le plus souvent. Soyons clairs : pour les rançongiciels modernes comme Akira, LockBit ou BlackCat (ALPHV), il n'existe généralement aucun moyen de décrypter les fichiers sans la clé que détiennent les attaquants. Le chiffrement utilisé (souvent une combinaison de ChaCha20 ou AES avec du RSA) est mathématiquement incassable avec les moyens actuels. Aucune firme au monde ne peut « casser » ce chiffrement.
C'est pourquoi vous devez fuir toute entreprise qui vous garantit de récupérer vos fichiers par décryptage. Dans une majorité de cas documentés, ces « firmes de récupération » paient secrètement la rançon aux attaquants, puis vous facturent un montant supérieur en faisant croire à une prouesse technique. Vous financez le crime sans le savoir, et vous payez plus cher. Notre engagement est l'inverse : nous vous disons la vérité, même quand elle n'est pas celle que vous espérez.
Il existe toutefois de vraies exceptions, et nous les vérifions systématiquement, sans frais. Pour certaines variantes plus anciennes ou mal conçues de rançongiciels, des chercheurs en sécurité ont publié des décrypteurs gratuits — notamment via le projet No More Ransom. La première chose que nous faisons est d'identifier précisément la variante qui vous a frappé (à partir de la note de rançon et d'un fichier chiffré) et de vérifier si un décrypteur public légitime existe. Si c'est le cas, tant mieux. Sinon, la récupération passe par vos sauvegardes — et c'est presque toujours la voie réelle vers la reprise.
Notre processus de réponse à incident
Une réponse à incident structurée suit des étapes éprouvées, inspirées des cadres reconnus comme celui du NIST et du Centre canadien pour la cybersécurité. Chaque étape a un objectif précis, et l'ordre compte : restaurer trop tôt, avant d'avoir éradiqué la menace, mène souvent à une seconde attaque.
Confinement
Isoler les systèmes touchés, couper les accès des attaquants, stopper la propagation. Objectif : arrêter l'hémorragie.
Investigation (forensics)
Identifier le point d'entrée, le rançongiciel en cause, l'étendue de la compromission et la chronologie de l'attaque.
Évaluation de l'exfiltration
Déterminer si des données ont été volées avant le chiffrement. C'est crucial pour vos obligations légales et pour le risque de fuite.
Éradication
Supprimer les portes dérobées, réinitialiser les comptes compromis, fermer les failles exploitées. Empêcher tout retour des attaquants.
Récupération
Restaurer les systèmes à partir de sauvegardes saines et vérifiées, dans un environnement assaini, en priorisant les services critiques.
Conformité & durcissement
Gérer les obligations Loi 25, documenter l'incident, puis renforcer la sécurité pour empêcher une récidive.
Les rançongiciels que nous rencontrons
Le paysage des rançongiciels évolue constamment, mais quelques familles dominent les attaques contre les organisations québécoises et canadiennes. Connaître la variante exacte oriente toute la réponse : mode de chiffrement, comportement, présence ou non d'un décrypteur, et tactiques d'exfiltration.
Akira
Actif depuis 2023, cible VMware ESXi, Linux, Windows et NAS. Double extorsion. Entre souvent via VPN sans authentification multifacteur.
LockBit
L'un des groupes les plus prolifiques. Chiffrement très rapide, modèle « rançongiciel comme service » (RaaS), vol de données systématique.
BlackCat / ALPHV
Écrit en Rust, multiplateforme, sophistiqué. Cible les grandes organisations avec triple extorsion (chiffrement, fuite, DDoS).
Play, Royal, Black Basta
Groupes ciblant PME et institutions. Exploitation de failles connues et de services exposés sur internet.
Phobos / 8base
Très répandus contre les petites entreprises. Entrent souvent par RDP mal protégé et mots de passe faibles.
Variantes NAS (QNAP, Synology)
Rançongiciels ciblant spécifiquement les NAS exposés (Deadbolt, eCh0raix). Les NAS sont une cible privilégiée.
Systèmes et environnements que nous traitons
Les rançongiciels frappent partout où il y a des données. Nous intervenons sur l'ensemble des environnements professionnels, qu'ils soient sur site, virtualisés ou en réseau de stockage.
NAS QNAP & Synology
Cibles fréquentes lorsqu'exposées sur internet. Confinement, évaluation et récupération.
VMware ESXi & hyperviseurs
Le chiffrement d'un hôte ESXi paralyse toutes les machines virtuelles d'un coup.
Serveurs Windows & Active Directory
Cœur de la plupart des réseaux d'entreprise et cible prioritaire des attaquants.
Serveurs Linux
Serveurs web, bases de données et applications métier de plus en plus visés.
Environnements infonuagiques
Microsoft 365, comptes cloud et stockage en ligne compromis.
Sauvegardes & partages
Évaluation des sauvegardes survivantes — souvent la clé de la récupération.
La double extorsion : vos données ont probablement été volées
Il est essentiel de comprendre que le rançongiciel moderne ne se contente pas de chiffrer vos fichiers. Avant de les rendre illisibles, les attaquants les copient et les exfiltrent vers leurs propres serveurs. C'est la « double extorsion » : même si vous récupérez vos données par vos sauvegardes, ils menacent de publier ou de vendre les informations volées si vous ne payez pas. Certains groupes ajoutent une troisième couche de pression (attaques par déni de service, harcèlement de vos clients).
Cette réalité change tout. Une attaque par rançongiciel n'est pas seulement un problème de disponibilité — c'est aussi une fuite de données potentielle. Si des renseignements personnels de vos clients ou de vos employés ont été exposés, vous avez des obligations légales précises, peu importe que vous ayez ou non récupéré vos fichiers. C'est pourquoi notre processus inclut une évaluation rigoureuse de l'exfiltration : déterminer ce qui a été consulté ou volé, à partir des journaux et de l'analyse forensique.
Vos obligations en vertu de la Loi 25 au Québec
Au Québec, la Loi 25 (Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels) impose des obligations strictes en cas d'« incident de confidentialité » — ce qui inclut une attaque par rançongiciel ayant pu donner accès à des renseignements personnels. Ignorer ces obligations expose votre organisation à des sanctions importantes, en plus des dommages déjà causés par l'attaque.
Concrètement, vous devez : prendre des mesures raisonnables pour réduire le risque de préjudice ; tenir un registre de tous les incidents de confidentialité ; et, lorsque l'incident présente un risque de préjudice sérieux, aviser la Commission d'accès à l'information (CAI) ainsi que les personnes concernées, dans les meilleurs délais. L'évaluation du « préjudice sérieux » tient compte de la sensibilité des renseignements, des conséquences possibles et de la probabilité d'une utilisation malveillante.
Nous vous accompagnons dans tout ce volet : évaluer si l'incident déclenche l'obligation de notification, préparer le contenu de l'avis à la CAI et aux personnes concernées, et constituer le registre conforme. Cette dimension légale est trop souvent négligée dans la panique — alors qu'elle peut avoir des conséquences durables. Pour une mise en conformité complète, consultez aussi notre page sur la conformité Loi 25.
Faut-il payer la rançon ?
La pression de payer est immense quand l'entreprise est paralysée. Pourtant, les autorités — dont le Centre canadien pour la cybersécurité et la Sûreté du Québec — recommandent fortement de ne pas payer, pour plusieurs raisons concrètes que nous vous aidons à peser.
- Aucune garantie. Payer ne garantit pas de récupérer vos données. Les outils de décryptage fournis par les attaquants sont souvent lents, incomplets ou défectueux.
- Aucune garantie sur la fuite. Rien n'empêche les attaquants de publier ou revendre vos données même après paiement. Vous n'avez que leur parole — celle de criminels.
- Vous devenez une cible. Les organisations qui paient sont souvent re-ciblées, par le même groupe ou par d'autres informés de votre disposition à payer.
- Vous financez le crime. Chaque paiement alimente l'écosystème criminel et finance de futures attaques.
- Risques légaux. Payer certains groupes sous sanctions peut comporter des risques juridiques.
Notre rôle n'est pas de décider à votre place, mais de vous donner une évaluation lucide : état réel de vos sauvegardes, faisabilité de la récupération sans paiement, et implications de chaque option. Dans la grande majorité des cas que nous traitons, une récupération sans payer est possible lorsque l'intervention commence tôt.
La récupération des données : la vraie voie de retour
Puisque le décryptage est rarement possible, la récupération repose avant tout sur vos sauvegardes. C'est ici que se joue la reprise. La première étape est d'évaluer quelles sauvegardes ont survécu : les rançongiciels modernes cherchent activement à détruire ou chiffrer les sauvegardes connectées, c'est pourquoi des sauvegardes hors ligne ou immuables sont si précieuses.
Nous vérifions l'intégrité des sauvegardes disponibles, nous nous assurons qu'elles ne contiennent pas elles-mêmes la menace, puis nous restaurons les systèmes dans un environnement assaini, en commençant par les services les plus critiques pour votre activité. En parallèle, nous documentons tout, afin que la reconstruction soit propre et que les portes utilisées par les attaquants soient définitivement fermées. Si vos sauvegardes sont partielles ou compromises, nous évaluons les autres pistes de récupération possibles, y compris la reconstruction de certains systèmes.
Assurance cyber : ce qu'il faut savoir
Si votre organisation détient une assurance cyber, elle joue un rôle important dans la gestion de l'incident. La plupart des polices exigent d'être avisées rapidement et imposent parfois leurs propres intervenants. Contactez votre assureur dès les premières heures. Nous travaillons en coordination avec les assureurs et pouvons agir comme votre conseiller local francophone tout au long du processus, en veillant à ce que vos intérêts soient bien représentés.
Si vous n'avez pas encore d'assurance cyber, un incident est un signal fort : une fois la crise passée, c'est une protection à considérer sérieusement, au même titre que le durcissement de votre sécurité pour éviter une récidive.
Après l'incident : empêcher la prochaine attaque
Survivre à un rançongiciel sans renforcer sa sécurité, c'est s'exposer à une récidive. Une fois les systèmes restaurés, nous menons un durcissement ciblé fondé sur ce que l'investigation a révélé du point d'entrée. Les mesures les plus efficaces sont souvent simples mais critiques.
Mesures de durcissement prioritaires
- Authentification multifacteur (MFA) sur tous les accès distants (VPN, RDP, courriel)
- Sauvegardes hors ligne ou immuables, testées régulièrement (règle 3-2-1)
- Correctifs de sécurité appliqués rapidement (VPN, hyperviseurs, NAS)
- Segmentation du réseau pour limiter la propagation
- Suppression des services exposés inutilement sur internet
- Surveillance et détection des comportements anormaux
- Plan de réponse à incident écrit et testé
- Sensibilisation du personnel à l'hameçonnage
Pour une évaluation complète de votre posture de sécurité, consultez notre service d'audit de sécurité et notre formation en cybersécurité pour les équipes. La prévention reste infiniment moins coûteuse qu'une attaque.
Comment se déroule notre engagement
Appel d'urgence
Vous nous joignez par téléphone ou formulaire. Évaluation rapide de la situation et premières consignes de confinement.
Mobilisation
Nous identifions la variante, l'étendue et les priorités. Coordination avec votre équipe IT et votre assureur.
Confinement & investigation
Arrêt de la propagation, analyse forensique, évaluation de l'exfiltration des données.
Récupération
Éradication de la menace puis restauration des systèmes à partir de sauvegardes saines, services critiques en premier.
Conformité & rapport
Gestion des obligations Loi 25, rapport d'incident, et plan de durcissement pour éviter la récidive.
Pour qui ?
- PME et entreprises du Québec frappées par un rançongiciel et ayant besoin d'une réponse rapide.
- Organismes sans but lucratif (OBNL) et associations aux ressources IT limitées.
- Municipalités et organismes publics soumis à des obligations strictes.
- Cabinets professionnels (comptables, avocats, cliniques) détenant des données sensibles.
- Firmes IT qui ont besoin d'une expertise spécialisée en réponse à incident pour leurs clients.
- Toute organisation dont les serveurs, NAS ou données ont été chiffrés ou volés.
Comment les rançongiciels entrent dans votre réseau
Comprendre comment les attaquants pénètrent est essentiel, autant pour l'investigation que pour empêcher une récidive. Dans la grande majorité des incidents que nous analysons, l'entrée se fait par quelques vecteurs récurrents, presque toujours évitables. Le plus fréquent aujourd'hui est l'accès distant mal protégé : un VPN ou un service de bureau à distance (RDP) exposé sur internet, sans authentification multifacteur. Le groupe Akira, par exemple, est connu pour exploiter des comptes VPN sans MFA. Il suffit d'un mot de passe volé ou deviné pour ouvrir la porte.
Viennent ensuite l'hameçonnage (un employé qui clique sur un lien ou ouvre une pièce jointe piégée), l'exploitation de failles connues non corrigées sur des serveurs, des hyperviseurs VMware ou des NAS exposés, et l'utilisation d'identifiants compromis achetés sur des marchés criminels. Une fois à l'intérieur, les attaquants se déplacent latéralement dans le réseau, élèvent leurs privilèges, repèrent et détruisent les sauvegardes, exfiltrent les données, puis déclenchent le chiffrement — souvent la nuit ou la fin de semaine, quand personne ne surveille. Connaître le vecteur exact d'entrée permet de le fermer définitivement lors de l'éradication.
Le rançongiciel comme service : un écosystème criminel
Les attaques par rançongiciel ne sont plus le fait de pirates isolés. Elles reposent sur une économie souterraine structurée, le « rançongiciel comme service » (RaaS). Des groupes développent le logiciel malveillant et l'infrastructure, puis le louent à des « affiliés » qui mènent les attaques en échange d'un pourcentage des rançons. D'autres acteurs se spécialisent : courtiers d'accès initial qui revendent des entrées dans les réseaux, négociateurs, blanchisseurs de cryptomonnaie. C'est une industrie.
Cette professionnalisation explique pourquoi les attaques sont si efficaces et si rapides, et pourquoi les organisations de toutes tailles sont visées — pas seulement les grandes entreprises. Les PME, les OBNL et les municipalités sont des cibles attrayantes précisément parce qu'elles ont souvent moins de défenses tout en détenant des données précieuses. Comprendre que vous faites face à une organisation criminelle structurée, et non à un individu, aide à prendre la mesure de la menace et à ne pas sous-estimer la situation.
Combien coûte réellement une attaque par rançongiciel
Le montant de la rançon n'est que la partie visible. Le coût réel d'une attaque par rançongiciel dépasse largement ce chiffre, et c'est pourquoi la prévention est toujours plus économique que la réaction. Les coûts indirects incluent l'interruption des activités — souvent le poste le plus lourd, chaque jour d'arrêt se traduisant en pertes de revenus directes —, le temps de récupération et de reconstruction des systèmes, la perte de productivité des équipes, et les coûts de l'intervention spécialisée.
À cela s'ajoutent les conséquences à plus long terme : l'atteinte à la réputation et la perte de confiance des clients, les obligations légales et les éventuelles sanctions liées à la Loi 25, les frais de notification aux personnes concernées, la hausse des primes d'assurance, et parfois des poursuites. Sans oublier le risque d'une fuite de données sensibles qui peut hanter l'organisation pendant des années. Face à ce tableau, investir dans la prévention — sauvegardes immuables, MFA, correctifs, formation — représente une fraction du coût d'une seule attaque.
Les signes avant-coureurs à surveiller
Une attaque par rançongiciel ne survient presque jamais sans préavis. Les attaquants passent souvent des jours, voire des semaines, dans un réseau avant de déclencher le chiffrement. Certains signaux peuvent alerter une équipe attentive : des connexions inhabituelles à des heures atypiques, la création de nouveaux comptes administrateurs, la désactivation soudaine de l'antivirus ou des sauvegardes, des outils d'administration inhabituels qui apparaissent, ou des transferts de données volumineux vers l'extérieur.
Détecter ces signes tôt peut faire la différence entre un incident évité et une catastrophe. C'est pourquoi la surveillance et la détection font partie des mesures de durcissement que nous recommandons après un incident. Si vous observez des comportements suspects sur votre réseau avant tout chiffrement, n'attendez pas : une intervention préventive est infiniment moins coûteuse qu'une récupération après attaque.
Les idées reçues sur les rançongiciels
Plusieurs croyances répandues mènent à de mauvaises décisions en pleine crise. Les corriger fait partie de notre accompagnement.
- « Nous sommes trop petits pour être ciblés. » Faux. Les PME et OBNL sont des cibles privilégiées, justement parce qu'elles sont moins bien défendues.
- « Payer la rançon réglera le problème. » Payer ne garantit ni la récupération ni l'absence de fuite, et fait de vous une cible récurrente.
- « Une firme peut casser le chiffrement. » Non. Le chiffrement moderne est incassable sans la clé. Toute promesse contraire cache souvent un paiement déguisé.
- « Nos sauvegardes nous protègent totalement. » Seulement si elles sont hors ligne ou immuables. Les rançongiciels détruisent activement les sauvegardes connectées.
- « Si on récupère les fichiers, l'incident est clos. » Non. Si des données ont été volées, vos obligations Loi 25 s'appliquent indépendamment de la récupération.
- « Notre antivirus nous protège. » Les rançongiciels modernes contournent régulièrement les antivirus traditionnels. La défense doit être en couches.
Pourquoi choisir une réponse locale et honnête
Face à un rançongiciel, beaucoup d'organisations québécoises se tournent vers des firmes étrangères ou des « services de récupération » trouvés en ligne qui promettent monts et merveilles. Choisir un partenaire local, francophone et transparent présente des avantages concrets : une communication claire dans votre langue pendant une crise déjà stressante, une connaissance directe du cadre légal québécois (Loi 25, CAI) et des ressources locales (Sûreté du Québec, Centre canadien pour la cybersécurité), et une relation de confiance plutôt qu'une transaction opaque.
Notre engagement repose sur l'honnêteté : nous ne vous promettrons jamais de décrypter l'indécryptable, et nous ne paierons jamais une rançon en votre nom sous couvert d'une fausse prouesse technique. Nous vous donnons l'heure juste sur vos options réelles, nous concentrons les efforts sur ce qui fonctionne vraiment — confinement, récupération par sauvegardes, conformité, durcissement — et nous vous accompagnons jusqu'à ce que vos activités reprennent et que votre sécurité soit renforcée. C'est cette transparence qui, dans la tempête, fait toute la différence.
Ressources officielles utiles
En complément de notre intervention, il est utile de connaître les organismes de référence. En cas d'attaque, vous pouvez signaler l'incident au Centre canadien pour la cybersécurité et au Centre antifraude du Canada, porter plainte auprès de votre service de police ou de la Sûreté du Québec, et, pour les obligations de protection des renseignements personnels, vous référer à la Commission d'accès à l'information du Québec. Pour vérifier l'existence d'un décrypteur gratuit légitime, le projet international No More Ransom est la référence reconnue. Nous vous orientons vers les bonnes ressources selon votre situation, et nous coordonnons les démarches avec vous.
Petit glossaire du rançongiciel
Quelques termes essentiels, en mots simples, pour mieux comprendre la situation.
- Rançongiciel (ransomware) — logiciel malveillant qui chiffre vos fichiers et exige une rançon pour les déverrouiller.
- Chiffrement — transformation des données en code illisible sans la clé de déchiffrement.
- Double extorsion — le fait de voler les données avant de les chiffrer, pour exercer une pression supplémentaire.
- Exfiltration — copie et envoi de vos données vers les serveurs des attaquants.
- Note de rançon — message laissé par les attaquants avec leurs exigences et leurs instructions.
- Réponse à incident — l'ensemble du processus de gestion d'une attaque, du confinement à la récupération.
- Forensics (criminalistique) — analyse technique pour comprendre comment, quand et par où l'attaque a eu lieu.
- Sauvegarde immuable — copie de données qui ne peut être ni modifiée ni supprimée, donc protégée du chiffrement.
Préparer votre organisation avant qu'il ne soit trop tard
La meilleure réponse à incident est celle qu'on n'a jamais à utiliser. Si vous lisez cette page sans être actuellement victime d'une attaque, vous êtes dans la position idéale pour agir. La préparation transforme une attaque potentiellement fatale en simple incident gérable. Trois piliers font la différence : des sauvegardes hors ligne ou immuables testées régulièrement, l'authentification multifacteur partout, et un plan de réponse à incident écrit que votre équipe connaît.
Un plan de réponse à incident définit à l'avance qui fait quoi en cas d'attaque : qui contacter, comment isoler les systèmes, où se trouvent les sauvegardes, quelles sont les obligations légales, et comment communiquer avec les employés, les clients et les autorités. Disposer de ce plan, l'avoir testé par des exercices, et savoir qui appeler le jour J — voilà ce qui distingue les organisations qui se relèvent vite de celles qui s'effondrent. Nous aidons les organisations à bâtir et à tester ce plan, avant la crise.
Que vous soyez en pleine urgence ou en démarche de prévention, la première étape est la même : un échange honnête sur votre situation réelle. Pas de jargon inutile, pas de fausse promesse, pas de pression de vente — une évaluation claire de vos risques et de vos options. Parce qu'en matière de rançongiciel, l'improvisation coûte cher, et la clarté sauve des organisations entières.
En résumé : garder la tête froide et agir juste
Une attaque par rançongiciel est une crise, mais une crise qui se gère. Les organisations qui s'en sortent le mieux sont celles qui réagissent vite, qui évitent les erreurs des premières heures, et qui s'appuient sur une expertise honnête plutôt que sur de fausses promesses de décryptage. Retenez l'essentiel : isolez sans éteindre, ne supprimez rien, ne payez pas dans la panique, ne traitez pas seul avec les attaquants, et appelez de l'aide spécialisée immédiatement.
Au-delà de la récupération technique, n'oubliez pas la dimension légale : un rançongiciel implique presque toujours un vol de données, ce qui déclenche vos obligations en vertu de la Loi 25. Et une fois la crise passée, transformez l'épreuve en renforcement durable, pour qu'elle ne se reproduise jamais. Que vous soyez frappé aujourd'hui ou que vous vouliez vous préparer, nous sommes là pour vous donner l'heure juste et vous remettre debout — sans payer la rançon, partout au Québec.
Vous avez déjà une firme informatique ?
Beaucoup d'organisations victimes de rançongiciel ont déjà un fournisseur informatique de confiance — mais la réponse à incident est une spécialité distincte de la gestion informatique quotidienne. Gérer un parc de serveurs et orchestrer la réponse à une attaque active par rançongiciel demandent des compétences différentes : analyse forensique, confinement sous pression, évaluation de l'exfiltration, conformité légale. Il est tout à fait normal que votre firme IT actuelle n'ait pas cette expertise pointue.
Nous travaillons en complément de votre équipe informatique, pas à sa place. Votre fournisseur connaît votre environnement mieux que quiconque ; nous apportons l'expertise spécialisée de réponse à incident. Cette collaboration accélère la résolution : votre firme IT fournit le contexte et exécute sur le terrain, nous dirigeons la stratégie de réponse, l'investigation et la conformité. Beaucoup de nos interventions se font ainsi, main dans la main avec le partenaire informatique existant — sans ego, avec un seul objectif : remettre votre organisation sur pied le plus vite possible, proprement et sans payer la rançon.
Réponse d'urgence partout au Québec
Nous intervenons à distance immédiatement, et sur place selon la situation, partout au Québec. La rapidité prime : une intervention à distance peut commencer en quelques minutes, pendant que la logistique sur site s'organise si nécessaire. Quelques régions desservies :
Questions fréquentes
Pour les rançongiciels modernes (Akira, LockBit, BlackCat), il n'existe généralement aucun décrypteur sans la clé des attaquants. La récupération se fait alors par sauvegardes saines. Méfiez-vous de toute firme qui garantit le décryptage. Nous vérifions d'abord, sans frais, si un décrypteur public légitime existe pour votre variante précise.
Isolez les machines touchées du réseau sans les éteindre, coupez les accès VPN et RDP externes, déconnectez les sauvegardes saines, ne supprimez rien (gardez la note de rançon et un fichier chiffré) et ne contactez pas les attaquants seul. Puis appelez une équipe de réponse à incident le plus vite possible.
Les autorités recommandent de ne pas payer : aucune garantie de récupération, aucune garantie contre la fuite, financement du crime et risque d'être re-ciblé. Notre approche vise toujours la récupération sans paiement, par les sauvegardes et la reconstruction.
Oui, très souvent. Les rançongiciels volent les données avant de les chiffrer. S'il y a eu accès à des renseignements personnels, vous devez tenir un registre et, en cas de risque de préjudice sérieux, aviser la Commission d'accès à l'information et les personnes concernées dans les meilleurs délais. Nous vous accompagnons dans ces démarches.
Oui. Les NAS QNAP et Synology, les hyperviseurs VMware ESXi et les serveurs Windows et Linux comptent parmi les cibles les plus fréquentes. Nous intervenons sur l'ensemble de ces environnements, partout au Québec, à distance et sur place.
Le confinement se fait en quelques heures. La récupération complète va de quelques jours à quelques semaines, selon le nombre de systèmes touchés et l'état des sauvegardes. Plus vous appelez tôt, plus la reprise est rapide et complète.
Remplissez le formulaire de consultation privée en indiquant « urgence rançongiciel ». Précisez les systèmes touchés, l'état de vos sauvegardes et si vous détenez des renseignements personnels. Nous répondons rapidement, en toute confidentialité.